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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 17:45
Ferry est détesté; faute de candidat valable, Grévy est réélu président en 1885. Depuis la mort du prince impérial (1879) et celle du comte de Chambord (1883), le comte de Paris, petits-fils de Louis-Philippe, fait seul figure de prétendant....




Suite de l'article en cliquant sur le supplément du Figaro




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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 15:16

En 1880, après l'amnistie accordée aux condamnés de la Commune, le premier 14 juillet fut célébré dans l'allégresse aux accents de La Marseillaise, consacrée hymne national. Grévy ne voulait pas que la République fît peur et poursuivait le ralliement des intérêts et surtout des ruraux, tenant à distance les radicaux et éloignant Gambetta du pouvoir.

Suite de l'article :"La question scolaire, le fait religieux et les expéditions coloniales" (cliquez sur Gambetta)

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 13:49



Le comte de Chambord, petit-fils de Charles X, qui vivait en Autriche dans un exil décoratif, était un tenant du catholicisme contre-révolutionnaire: il abhorrait les principes de 1789 et se proclamait fidèle au drapeau blanc....



Suite de l'article : "De l'attachement au drapeau tricolore au retour de la république à Paris"

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 12:51

Une fois n'est pas coutume, notre secrétaire, Patricia Ponthus, nous propose une citation qui n'est pas d'Herriot  mais sur Herriot de Jérôme THARAUD , écrivain et académicien, qui dépeint l’esprit de la classe de Lettres Supérieures où les élèves préparent le concours d’entrée à l’Ecole Normale :


  "C’était le temps, au Quartier Latin, où les discussions littéraires et politiques entre parnassiens, naturalistes, symbolistes, partisans du vers classique ou du vers libre, libertaires et socialistes, passionnaient les esprits. Et je vous vois encore, Edouard Herriot, mince adolescent, tirant de votre poche un volume que vous veniez d’acheter sous les galeries de l’Odéon –Sagesse de Verlaine – et le glissant furtivement entre -Les Fleurs du Mal- et  -Madame Bovary-, dans la petite armoire de bois blanc, l’armoire aux poisons délicieux…" 

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:04
 
La Commune de Paris, cette  période insurrectionnelle qui dura deux mois environ, du 18 mars 1871 jusqu'à la « semaine sanglante » (21 - 28 mai).
Une
insurrection contre le gouvernement issu de l'Assemblée nationale, qui venait d'être élue au suffrage universel masculin.
La Commune établit une organisation proche de l'
autogestion pour gérer la ville.

Retrouvez quelques élèments repères, chapitre I :
La Commune.
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 12:59

J'inaugure aujourd'hui un dossier en plusieurs chapitres sur la III° République. En effet, tous  les historiens s'accordent à dire que la carrière d'Edouard Herriot se confond avec l'histoire de la III° République. Il me semblait donc important de réserver une place au système politique qui prévalue en France pendant près de 3/4 de siècle. J'ai découvert sur un site anglais un dossier très complet et très long sur cette période (un dossier parfois un peu confus) et j'entreprends aujourd'hui de vous le proposé par épisodes en tentant de mettre en forme des chapitres que vous retrouverez régulièrement dans la rubrique III° République.

Commençons par : Le préambule

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 19:13



Ne voyant toujours rien venir des lecteurs de ce blog,
 je vous propose cette nouvelle citation d'actualité
:



"Le Sénat ? Une assemblée d'hommes à idées fixes, heureusement corrigée par une abondante mortalité".




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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 21:43


Pour terminer la série d'articles sur le village natal de Herriot, voici un article de Marcel DEGOIS écrit en 1977 à l'occasion du 20 ° anniversaire de la mort d'Herriot

"Il y a vingt ans, mourait Edouard Herriot. Pour honorer sa mémoire, un timbre à son nom sera émis les 8 et 9 octobre à Lyon et à Troyes. Aux philatélistes rappelons qu’un bureau de poste temporaire sera ouvert à l’hôtel de ville, ces deux jours, de 9 heures à midi, et de 14 à 19 heures. On sait, en effet, que le futur maire de Lyon est né à Troyes, place Jean-Jaurés aujourd'hui, et qu’il passa son enfance à Saint-Pouange, ou son grand-oncle, l’abbé Colon, lui apprit les déclinaisons latines. Il se trouve qu'enfant, puis adolescent, je l’ai entrevu plusieurs fois. Oh ! pour une raison très simple : Mes grands-parents et arrière-grands-parents maternels étaient cultivateurs à Saint-Pouange, alors tout petit village perdu dans les brumes de la Hurande. Ils avaient connu le Président bien avant qu’il fût devenu une célébrité. Plus tard, sur la route de Lyon, il lui arrivait souvent de faire un crochet par Saint-Pouange pour rencontrer ses amis. Je le revois sous les arbres du presbytère qu'il acheta peu avant la guerre. Il fumait sa pipe, majestueux, pachydermique : on eût dit sa propre caricature. Derrière lui, debout, étaient rangés respectueusement les vieux du pays : Anatole Gautherin, qui entretenait son jardin, Marcel Bernet, l 'apiculteur, Arthur Jeune, quelques femmes, dont ma grand-mère. On feignait de croire qu’ils avaient été ses compagnons de jeux, si bien que tout le monde se tutoyait (Sauf moi, évidemment, qui était gamin et observait la scène à l’écart ): -Les fruits, ça ira-t-y ? demandait Herriot qui était docteur ès-lettres, mais à Saint-Pouange voulait l’oublier. -Tout a gelé au printemps. Edouard, répondait quelqu'un...Telle se déroulait la conversation... La dernière fois que je vis Herriot, c’était en 1952. La ville de Troyes lui avait réservé une réception pour son quatre-vingtième anniversaire. J’étais déjà journaliste, et quelqu'un, que nos lecteurs connaissent bien m’accompagnait, ma consoeur Denise Floiras. Une photo illustre ce "sommet "... qui n’eut rien d’ historique. Herriot était une force de la nature. Son appétit et sa puissance le plaçaient à tous égards hors du commun, il racontait comment un vagabond, sur la place du village, sous le poirier qui existe encore, lui avait donné sa première leçon de diplomatie : "Va me chercher du sel "dit le gueux. Quand l’enfant revint avec une pincée de sel " Va me chercher un morceau de pain". Et enfin " Va me chercher un oeuf du fromage et une pomme ". Il n’est pas certain que l’homme d'état sut toujours profiter de la leçon du chemineau. Ce maître du verbe était au fond resté très proche du peuple. Il appartenait par toutes ses fibres à une République qui croyait à l’école, au travail et au drapeau. Il a écrit des pages admirables. L’une des plus belles, qu’on trouve dans ses Mémoires intitulées "Jadis" concerne justement Saint-Pouange, son pays natal, (il le considérait ainsi) auquel il demeura fidèle jusqu'au bout ."

Marcel DEGOIS (Libération Champagne du 30 septembre 1977)

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 07:56
Celle ci je l'aime bien aussi :

"Maintenant que je suis vieux, lorsque je parcours un cimetière, j'ai l'impression de visiter des appartements."

Envoyez moi vos citations d'Edouard préférées nous les publirons.
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 16:31

Nous continuons notre serie d'articles sur  Herriot et son village natal par un texte de Valérie ALANIÈCE  dans L'Est-Éclair du dimanche 26 Mars 2006. Peut être que certains y verront des redites, ou matière à contreverses mais j'ai voulu garder l'article dans sa totalité bien qu'il soit un peu long pour un blog....

Le nom d' Édouard Herriot et l'idée de République sont indissociables. Unis dans une même conception du monde, de la France, de l'homme et de la politique : celle du radicalisme.

Parcours d' un petit Glayolat* devenu l'emblème
de la IIIème Répubique.

Ils étaient nés à deux ans d'intervalle et l'histoire les a liés à jamais. Pour le mieux et le moins bon. Elle, ce fut la Troisième République, proclamée en 1870. Lui, ce fut son emblème, son symbole : Édouard Herriot, né le 5 juillet 1872, à Troyes, place de la Bonneterie (l'actuelle place Jean-Jaurès), dans le modeste deux-pièces de sa grand-mère, au deuxième étage, près de l'actuel magasin d'articles de coiffure.
Mariée à François, un lieutenant, Jeanne Herriot était restée près de sa mère pendant sa grossesse. Quand elle partit le rejoindre dans sa garnison, elle confia à sa mère la garde de son fils. Alors curé de Saint-Pouange depuis 1844, l'abbé Collon, beau-frère de la grand-mère, donc grand-oncle d'Édouard, décida de prendre en main l'éducation du petit garçon. Le deux-pièces troyen fut abandonné au profit du bien plus confortable et bucolique presbytère de Saint-Pouange, qui passait ainsi à la postérité.
« J'ai appris le latin en même temps que le français. Enfermé dans une petite chambre, devant la fenêtre qu'encadrait un antique cep de vigne, je traduisais l'histoire sainte, les légendes sacrées », relate Édouard Herriot dans «Jadis », le premier tome de ses mémoires. Une culture qui lui fut plus que bénéfique puisque, grâce à ses qualités de latiniste, il obtint la bourse lui permettant de poursuivre des études.

Homme de plume
Édouard Herriot fut un exemple vivant de l'ascension sociale promise aux bons élèves par les fondateurs de l'école publique .Étudiant à la prestigieuse École normale supérieure, agrégé de lettres, professeur de rhétorique, auteur d'une thèse consacrée à « Madame Récamier et ses amis», élu à l'Académie française en 1946 , il resta toujours attaché à la littérature ,fuyant les contraintes du pouvoir dans l'écriture: une biographie de Beethoven, une étude des lettres de Mme de Stael, un essai sur Diderot... Son art du verbe et de la plume fut surtout sa meilleure arme politique .Populaire dès 1919, il fut à partir de 1920, comme le soulignent les historiens, « un véritable mythe », « l'idole des Républicains ».À plus d'un titre. Comme élu, d'abord : maire de Lyon en 1905, député du Rhône en 1912, il le reste jusqu'en 1957, l'année de sa mort. Comme leader politique, ensuite. Édouard Herriot incarne le radicalisme triomphant, parti qu'il revivifie en 1919 par un ancrage à gauche. Comme homme d'État, enfin. Incontournable pendant l'entre deux-guerres, consulté comme un oracle jusque dans les années 1950: trois fois président du Conseil (l'équivalent de l'actuel Premier ministre), plusieurs fois ministre, président de la Chambre des députés de 1936 à 1940 date à laquelle il s'abstint de voter les pleins pouvoirs à Pétain. Son autorité survécut à la Troisième République. Sous la Quatrième, il présida l'assemblée nationale de 1947 à 1955.

Pèlerinages
Si c'est à lui seul que le parti radical dut sa grande popularité de l'entre-deux-guerres, Édouard Herriot fut loin de connaître pareil succès au plan gouvernemental. Les historiens ont tendance à vouer aux gémonies ce dirigeant d'une époque marquée par les échecs. Singulièrement pendant le « Cartel des Gauches » qu'il imagina puis présida, de 1924 à 1926. Fruit d'une alliance électorale avec les socialistes, le gouvernement radical se trouva vite en butte tant aux revendications sociales qu'au « mur de l'argent » . Le drame d'Édouard Herriot fut sans doute d'être l'emblème d'une république qui ne correspondait plus aux réalités .
Quoi qu'il en soit, avec sa carrure massive et rassurante, son côté bon vivant, son éloquence, sa "sentimentalité" -que fustigeaient ses adversaires-, avec son humanisme et son attachement aux valeurs de progrès social, de démocratie et de liberté, il a toujours pu compter sur le soutien des classes moyennes qui se reconnaissaient en lui. Ce militant de la laïcité n'en était pas moins toujours ému lorsqu'il revenait « en pèlerinage » à Saint-Pouange et qu'il retrouvait la petite église où il avait si souvent servi la messe. Le président du Conseil y retrouvait inchangé le cadre de son enfance, y reconnaissant « les étoles brodées par ma mère » .

Et demain, le presbytère ?
Le presbytère de Saint-Pouange reste, dans l’Aube, le lieu le plus imprégné du souvenir d'Édouard Herriot. Longtemps après la mort de son grand-oncle, devenu l'un des premiers personnages de d'état, il y revint en vacances ou, pour reprendre son terme, «en pèlerinage ». Renée Michiels se souvient encore des arrivées tonitruantes « d'une grosse voiture escortée de motards », tout comme elle se rappelle les visites impromptues d'Édouard Herriot à l'école de Saint-Pouange, « discutant avec l'institutrice, tapotant la joue des élèves » .
Le presbytère était devenu, comme l'église, bien communal en 1905. Saint-Pouange avait bien volontiers accédé, vers 1935, au souhait d'Édouard Herriot de racheter cette vaste bâtisse. En 1988, la municipalité la racheta à Suzanne Bérard, sa descendante, qui conserva l'usufruit d'une partie du rez-de-chaussée, le «coeur historique » de la maison, avec la chambre d'enfance d'Édouard Herriot.

Réhabilitation
Le reste du presbytère, désormais baptisé « Maison Édouard Herriot », a été progressivement aménagé en restaurant scolaire et en bibliothèque. Tout récemment, Nicole Pontarrollot, maire adjointe à l'urbanisme, a convaincu la, nièce* d'Édouard Herriot : « Mme Bérard, qui venait encore quelquefois à Saint-Pouange à accepté d'abandonner son usufruit quand je lui ai présenté notre projet ». L'initiative émane de la commission municipale Mémoire de saint-Pouange, qui devrait bientôt se constituer en association. Objectif constituer au sein de l'ancien presbytère restauré, une évocation du passé et du patrimoine des Glayolats, nom des habitants du village, qui, comme l'explique Edouard Herriot, découlerait des glaïeuls sauvages qui fleurissaient tous azimuts dans le Saint-Pouange d'autrefois. Le conseil municipal a entériné l'idée et voté le budget : le presbytère, ainsi que sa vaste et superbe grange seront réhabilités. Le projet architectural vient d'être confié à Jean-Louis Valentin. Si les vocations futures du bâtiment restent à définir, il est acquis que la mémoire du plus célèbre de ses enfants y aura sa place.


V.A . Dimanche 26 Mars 2006

*Glayolat : Nom donné aux habitants de Saint Pouange à cause des glaïeuls sauvages qui fleursissent dans la région au mois de mai

* Mme Bérard est en fait la fille d'Edouard Herriot et non pas la nièce (voir billet "Descendance d'Edouard Herriot")

 

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Etienne DOLET

 

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