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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 22:10

« Auguste Pinton,  fils d'un artisan en soierie, a été l'une des grandes figures du radicalisme lyonnais. Professeur agrégé d'histoire et de géographie, il était très lié à Edouard Herriot et il en fallut de peu qu'il lui succédât en 1957. Au premier tour des élections au conseil municipal, il était parvenu en seconde position (14 voix) derrière Félix Rollet, indépendant (16 voix), Jacques Soustelle, candidat des Républicain Sociaux, ne rassemblant que 7 voix. Avec 13 voix, les communistes étaient les arbitres de  la situation mais même contre la droite réactionnaire (Rollet) ils n'auraient jamais voté pour Pinton, qui professait, outre l'histoire, un anticommunisme virulent.

Louis-20Pradel.jpgC'est pourquoi, afin de ne pas laisser échapper la mairie, occupée durant un demi-siècle par Herriot, les Radicaux proposèrent la candidature de l'extrême « outsider » Louis Pradel, pour lequel les communistes acceptaient de voter. Même si cette alliance contre nature entraînait la défection d'un certain nombre de radicaux, Pradel fut finalement élu – à la majorité relative -  avec 27 voix. On devait vite s'apercevoir de l'inanité de ces subtilités et de ces susceptibilités car, aussitôt maire, l'imprévisible Louis Pradel déclarait le conseil municipal « apolitique » et appelait comme premier adjoint le très gaulliste Charles Béraudier ! »

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Published by Ami d'Edouard - dans Mémoires
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Etienne DOLET

 

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